Marché immobilier 2026 : les prix vont-ils enfin rebaisser ?

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Après deux années de recul des prix, 2026 s’annonce comme une année charnière pour le marché immobilier français. Entre baisse des taux, pénurie de l’offre et fragilité du pouvoir d’achat, les signaux sont contradictoires. Décryptage.

Un marché qui a touché le fond en 2024

Le marché immobilier français a connu en 2023-2024 sa correction la plus marquée depuis la crise de 2008. Le volume des transactions a chuté sous les 800 000 ventes annuelles, contre un pic de 1,2 million en 2021. Les prix ont reculé de 5 à 8 % en moyenne nationale, avec des baisses plus marquées dans certaines grandes villes.

Ville Évolution prix 2023-2024 Prix moyen m² (janv. 2026)
Paris – 7,2 % 9 100 €
Lyon – 8,5 % 4 450 €
Bordeaux – 9,1 % 4 200 €
Nantes – 5,3 % 3 800 €
Marseille – 2,1 % 3 100 €
Toulouse – 3,8 % 3 500 €
Rennes – 4,2 % 3 600 €
Contexte : Cette correction fait suite à une bulle alimentée par des taux historiquement bas (inférieurs à 1 % en 2021). La remontée brutale des taux en 2022-2023 (de 1 % à plus de 4 %) a mécaniquement réduit les capacités d’emprunt de 25 à 30 %.

Les taux reculent : une bouffée d’oxygène pour 2026

La Banque Centrale Européenne a entamé son cycle de baisse des taux directeurs en juin 2024. Début 2026, les taux immobiliers se situent entre 3,20 et 3,60 % sur 20 ans, contre un pic à 4,30 % en octobre 2023. Cette détente rend mécaniquement le crédit plus accessible.

Impact sur la capacité d’emprunt

Pour 1 000 € de mensualité sur 20 ans :

  • À 4,30 % (oct. 2023) : capacité de 157 000 €
  • À 3,40 % (janv. 2026) : capacité de 172 000 €
  • À 2,80 % (prévision fin 2026) : capacité de 180 000 €

La baisse des taux depuis le pic représente donc un gain de pouvoir d’achat immobilier d’environ 9 % – insuffisant pour compenser la totalité de la hausse des prix des années 2020-2022, mais significatif.

Les prévisions des experts pour 2026

Les avis divergent selon les acteurs du marché, mais une tendance se dégage : la stabilisation plutôt qu’une nouvelle baisse marquée.

Scénario optimiste : légère hausse des prix

Des acteurs comme Century 21 ou Orpi anticipent une reprise modérée des transactions (+10 à +15 %) et une légère hausse des prix dans les zones tendues (Paris, Côte d’Azur, Pays basque). La demande refoulée accumulée pendant 2 ans pourrait se libérer dès que les taux passeront sous la barre des 3 %.

Scénario prudent : stabilisation

Les notaires et l’INSEE penchent davantage pour une stabilisation des prix. Les fondamentaux restent fragiles : pouvoir d’achat des ménages sous pression, chômage en légère hausse, offre de logements neuf en forte baisse (permis de construire au plus bas depuis 40 ans).

Scénario pessimiste : nouvelle correction

Certains économistes évoquent encore un potentiel de baisse supplémentaire de 5 %, notamment si les taux tardent à baisser ou si la conjoncture économique se dégrade. Les villes qui ont le plus monté (Bordeaux, Lyon, Rennes) restent les plus exposées.

Notre analyse : Le marché devrait connaître une bifurcation entre les zones tendues (grandes métropoles, littoraux prisés) où les prix se stabilisent voire reprennent légèrement, et les zones moins attractives où la correction peut se poursuivre.

Faut-il acheter maintenant ou attendre ?

La question que se posent tous les primo-accédants. La réponse dépend de votre situation personnelle plus que de la conjoncture.

Arguments pour acheter en 2026

  • Les prix ont déjà corrigé significativement depuis leur pic
  • Les taux sont en baisse mais pourraient remonter en cas de regain d’inflation
  • La pénurie d’offre dans les grandes villes soutient les prix
  • Acheter jeune reste le meilleur moyen de se constituer un patrimoine à long terme

Arguments pour attendre

  • Les taux pourraient encore baisser de 0,3 à 0,5 % d’ici fin 2026
  • Dans certaines zones, les prix peuvent encore légèrement reculer
  • Attendre peut permettre de consolider son apport personnel
Notre conseil : Si vous trouvez un bien qui correspond à vos critères, que vous pouvez vous permettre financièrement et que vous prévoyez d’y rester au moins 5-7 ans, achetez. Essayer de « timer » le marché est rarement payant sur une résidence principale.

Les marchés à surveiller en 2026

Certains marchés présentent des opportunités particulières :

  • Villes moyennes dynamiques (Angers, Tours, Montpellier) : bon rapport qualité/prix, dynamisme économique, attrait post-Covid qui se confirme.
  • Littoraux (Bretagne, Normandie, Occitanie) : demande soutenue, offre limitée, résistance aux corrections.
  • Lyon et Bordeaux : après une forte correction, ces villes pourraient offrir un bon point d’entrée pour les investisseurs long terme.

Utilisez notre simulateur de capacité d’emprunt pour évaluer votre budget et consultez notre guide sur comment faire une offre d’achat pour passer à l’action.

Questions fréquentes

Les prix immobiliers vont-ils baisser en 2026 ?

Selon les notaires et les principaux réseaux d'agences, les prix devraient se stabiliser en 2026 (±1% en moyenne nationale). Certaines métropoles comme Paris ou Bordeaux pourraient connaître un léger rebond après deux ans de correction, tandis que les passoires thermiques continuent de perdre de la valeur.

Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier en 2026 ?

En mars 2026, les taux moyens s'établissent à environ 3,10% sur 15 ans, 3,25% sur 20 ans et 3,45% sur 25 ans (hors assurance). Ces taux sont en baisse d'environ 1 point par rapport au pic de fin 2023.

Est-ce le bon moment pour acheter en 2026 ?

2026 offre une fenêtre intéressante pour les acheteurs : prix corrigés de 8 à 12% dans les grandes villes, taux en baisse, et offre encore abondante. C'est un bon moment si votre projet est à long terme (7 ans minimum) et si vous évitez les passoires thermiques sans budget travaux.

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